mardi 29 décembre 2009

T'en as marre ?

Que les mecs te matent, te trouvent trop sexy ou trop ringarde; qu’ils se moquent de toi ou te harcèlent ; te traitent comme de la merde parce que tu es une fille ?

De devoir ressembler à une star de cinéma pour être populaire ; d’être toujours sûr de toi, de cacher tes émotions ; de réagir en « bon hétéro macho » pour être un mec, un vrai ?

De devoir t’habiller à la mode et ressembler à une publicité ; de mater des films débiles ; d’apprendre l’amour dans des magazines stupides ?

De te réveiller tous les matins pour être enfermé(e) toute la journée avec des profs qui savent tout mieux que toi; de t’enfoncer dans le crâne des conneries qui t’empêchent de penser ; et tout ça pour faire de toi un esclave de plus de cette société capitaliste ?

De croire que pour réussir ta vie, il te faut un bon métier, te marier, avoir des enfants, même si tu dois te taper un patron, te prendre des coups, faire abstraction de tes envies ?

De te résigner, d’accepter ce monde de merde parce que tu sais qu’il existe toujours une institution prête à t’interner, t’insérer, te réinsérer ou te détruire ; parce que tu as appris à avoir peur, à obéir ; parce que tu ne connais rien d’autre ?

ALORS TRANSFORME TA PEUR EN RAGE ET DETRUIS CE QUI T’ENCAGE


[lu dans Tout doit Partir n°6]

La légende de Noël Dédiée aux petits-enfants de l’an 3000 (ou plus)

Par Albert Libertad (24-30 décembre 1899)

"Il était une fois, il y a bien longtemps de cela, vers l’an 1900, un gros amas de pierres et de boue que les naturels d’alors appelaient Paris. C’était la capitale d’un pays favorisé par un climat tempéré et où les céréales, les vignobles, les plus beaux fruits poussaient en abondance.
En s’approchant de ces amas de pierres, vainquant les odeurs pestilentielles qui s’en dégageaient, on le voyait sillonné de voies de toute sortes : les unes larges, bondées de belles maisons ; les autres, étroites, avec, de chaque côté, rangées et serrées, des maisons aux allures de souricières.
Ce jour-là, l’année se terminait ; c’était fête par cette ville, mais la nature paraissait bouder et la neige tombait à gros flocons.
Malgré cela, tout le long des rues, les magasins jetaient des flots de lumière et les yeux étaient attirés par des amas de victuailles bizarrement achalandés.
Les promeneurs, les acheteurs étaient nombreux : les uns, recouverts de chaudes fourrures, allaient riant béats, se moquant de la froidure ; les autres, au contraire, marchaient craintivement, ils étaient recouverts de loques, au travers desquelles se dessinaient leurs os ou se montraient leur chairs. "

http://apache-editions.blogspot.com/2009/12/libertad-la-legende-de-noel-dediee-aux.html

Jours de Rage – Chronique d’une insurrection grecque

" Les événements insurrectionnels consécutifs à l’assassinat d’Alexis Grigoropoulos par un flic constituent une suite logique à un état de tension culminant entre les anarchistes et les autorités depuis plusieurs années. Rien qu’en novembre 2008 un nombre conséquent d’actions directes et d’actes de sabotages ou de vandalismes avait de quoi mettre la police sur les dents. Tout comme les assassinats (ou bavures) et tortures légitimées par le pouvoir n’étaient que des étincelles pour allumer le feu de la révolte. Cette brochure reprend des textes provenant de blogs anarchistes ou d’indymedia, et son contenu chronologique cherche à montrer comment survient une période insurrectionnelle et comment un soulèvement populaire se met en place, et surtout ce qui s’y passe, d’un côté comme de l’autre. Ces témoignages peuvent donc nous permettre d’envisager comment cela pourrait se dérouler dans n’importe quel autre pays d’europe …



(Cette brochure ne se prétend pas exhaustive, pour beaucoup plus d’informations en français et en anglais, reportez-vous au dvd également intitulé “jours de rage”). Les textes et infos contenues dans cette brochure proviennent essentiellement de indymedia athenes, émeutes & amour, le jura libertaire et la revue cette semaine (n. 97 & 98)"

http://www.freewebtown.com/anc/commu/joursderage.htm

Bref aperçu sur de vives flammes algériennes

"Quelques mots sur les émeutes et autres troubles sociaux de l’année 2008 et du début de l’année 2009 qui ne cessent de traverser l’Algérie...

C’est dans ces moments d’intenses émotions collectives, que les travailleurs (avec ou sans emploi) s’extirpent d’un quotidien particulièrement apathique, que les gueux reprennent le temps de vivre à toute allure. Et le choix déterminé de l’affrontement est en soi une critique en actes de ce monde qui voudrait régir l’entièreté de nos vies – il est particulièrement revigorant de voir que la rue peut encore être cet espace politique si vif, et pas seulement ce lieu de circulation si policé où l’on voudrait nous enfermer. Puissent les flammes de l’Algérie et autres banlieues malfamées du monde réchauffer nos longs hivers…"

http://infokiosques.net/spip.php?article664

Belgique - Jésus enlevé ; contre le nouveau centre fermé et les prisons

Hoeilaart - Jésus enlevé ; contre le nouveau centre fermé

HOEILAART - Des inconnus ont volé le statut de Jésus d’une crèche de Noël en forçant l’accès. Ils ont laissé une lettre expliquant qu’ils ont enlevé Jésus et qu’ils revendiquent l’arrêt de la construction du nouveau centre fermé à Steenokkerzeel et la destruction de toutes les autres prisons.

29.12.2009 Traduit de Het Laatste Nieuws, www.hln.be

Alger crie (Foetus Party)

Djamila a quitté son pays
Fuyant la guerre civile et son mari.
Elle a mis les voiles pour Paris
Et jeté son voile au orties
Maintenant elle vit dans le métro
Son père était venu là 35 ans plus tôt.
On la retrouvé dans la Seine au matin
D’une manif’ de l’automne 61.

Sans papiers et sans identité
Elle s’enterre se terre par crainte du condé
Elle pense à son frère l’écrivain
Tête en sang après avoir brandi le poing
Dans le brasier d’Octobre 88
Qu’il ne cessa de raviver par la suite
Contre les voiles étatiques et religieux.
Allah juga son champ trop licencieux

Dévisagée, chopée à Prisunic
La voilà menotée entre deux flics.
Un charter la ramène vers ce qu’elle a fui
Mais partout la terreur l’asphixie
Prostrée au fond de sa cellule
Elle pleure son peuple qu’on accule
Trahison et diktat du FLN
Allah sut recueillir les enfants de la haine.

Le silence, et la mort / Si tu te tais, tu meurs
Si tu parles, tu meurs / Alors CRIE et meurs !
FIS, Zeroual, Chirac c’est du pareil au même
Solidarité avec les réfugiés
A gauche comme à droite, les charters
C’est pareil, y’a de la vengeance dans l’air.

http://foetusparty.free.fr/paroles.htm#KALASH

Brindisi (Italie) : Tentative d’évasion du centre de rétention

Brindisi (Italie) : Tentative d’évasion du centre de rétention

Nouvelle tentative d’évasion la nuit dernière au Centre d’identification et d’expulsion (CIE) de Restinco, aux portes de Brindisi. Une dizaine de retenus ont tenté de s’échapper de la structure. Les immigrés ont été malheureusement bloqués par les forces de l’ordre. Il n’y aurait pas de blessés. Le 9 novembre dernier une cinquantaine d’immigrés tentaient de s’évader : là, une dizaine d’entre eux, après un affrontement avec la police et les carabiniers, avaient réussit à s’échapper.

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=2820

La Conspiration des cellules de feu revendique l'attaque contre la Banque nationale de Grèce à Athènes

"Attentat d’Athènes : la piste anarchiste

La police grecque examinait hier une revendication sur internet dun groupe anarchiste pour lattentat à la bombe contre limmeuble de la plus grande compagnie dassurance grecque à Athènes, qui a causé dimportants dégâts dimanche soir sans faire de victime.

«Nous examinons la revendication, pour le moment nous sommes prudents quant à son authenticité», a déclaré une source policière.

Le texte publié sur un blog se réclamant de la mouvance anarchiste revendique lattentat au nom de lorganisation «Conspiration des cellules de feu», auteur dattaques contre des bureaux et domiciles de responsables politiques.

L
attentat, qui a causé dimportants dégâts à limmeuble dEthiniki asfalistiki, une compagnie appartenant au groupe de la Banque Nationale de Grèce (BNG), était une attaque contre «lesprit consumériste» de Noël, assure le texte."

http://juralibertaire.over-blog.com/article-conspiration-des-cellules-de-feu-41975390.html

Solidarité révolutionnaire : un défi


http://pagheretetutto.blogspot.com/2009/12/solidarite-revolutionnaire-un-defi.html

Oui, mais au fond, qu'est ce que vous voulez ?

"

Certaines de ces réflexions sont désormais banales pour beaucoup de personnes, révolutionnaires ou même seulement critiques. Ce qui nous caractérise comme anarchistes, c’est que nous considérons les fins inséparables des moyens, parce que les méthodes de lutte laissent déjà entrevoir la vie pour laquelle nous nous battons. En dépit du machiavélisme dominant, nous savons qu’en refusant d’employer certains moyens on refuse aussi certaines fins, justement parce que ces dernières sont toujours contenues dans les premiers. On sait, et les exemples historiques foisonnent, où a porté la logique de l’opportunisme, des exceptions tactiques et stratégiques, de la “transition vers le communisme” (qui ne finit jamais mais justifie tout). à des dictatures impitoyables ou à des social-démocraties assassines.

Quelqu’un disait qu’on ne peut combattre l’aliénation avec des formes aliénées. On ne peut reproduire dans ses propres rapports et dans ses pratiques les mêmes dynamiques que celles de la domination qu’on combat. Ainsi, nous sommes pour l’auto-organisation des luttes, c’est-à-dire pour une autonomie face à toutes les forces partidaires et syndicales, pour la conflictualité permanente avec le pouvoir, ses structures, ses hommes et ses idéologies. Ainsi, de même que nous refusons l’imbroglio électoral -par lequel la dictature du capital est occultée- , nous refusons en même temps les leaders, les hiérarchies, les comités centraux, les porte-parole médiatiques (soit les futurs chefs politiques).

Attaquer le pouvoir plutôt que de le reproduire, en déserter les institutions plutôt que d’en mendier les subventions, sont des méthodes qui, dans l’immédiat, peuvent sembler peu efficaces et s’accompagner d’un certain isolement (bien préparé par le lynchage médiatique permanent). A cela, on peut répondre que le sens de ce qui est fait se saisit dans l’activité elle-même, et non pas avec en en mesurant les résultats quantitatifs ; on ne peut mesurer les forces sociales à coup de recensements, notamment parce qu’elles sont imprévisibles : ce que nous percevons, au fond, ne sont que les premiers cercles formés par les pierres que nous lançons. D’autre part, la recherche de la cohérence est la force qui contient toutes les autres, et ceci non pas par adhésion sacrificielle à une doctrine, mais pour le plaisir procuré lorsque l’esprit est en accord avec lui-même. C’est dans l’union de la pensée et de l’action, disait Simone Weil, que se renouvelle le pacte de l’esprit avec l’univers."

http://infokiosques.net/spip.php?article486

Itterbeek - Quatre grues et plusieurs excavatrices sur chantier Valens-Infrabel détruites par le feu

ITTERBEEK – Sur un chantier de VALENS – INFRABEL dans la rue Herdebeek à Itterbeek, quatre grues et plusieurs excavatrices ont été lourdement endommagé par un incendie. L’incendie a commencé vers 4 heures du matin et il s’agit probablement d’un incendie volontaire. La circulation des trains n’a pas été entravée, mais les travaux sur le Réseau Express Régionale doivent être interrompus temporairement.

[VALENS, qui fait partie du group Eiffage, participe à la construction du nouveau centre fermé pour clandestins à Steenokkerzeel. INFRABEL, c’est l’entreprise qui gère l’infrastructure du réseau des chemins de fer belges. Ndlr.]

http://suieetcendres.blogspot.com/2009/12/itterbeek-quatre-grues-et-plusieurs.html

Le mur de la prison de Poitiers tagué

À droite de l’entrée principale de La Pierre-Levée, des inscriptions ont été taguées en souvenir du 10 octobre.

Dans la nuit de mercredi à jeudi une ou plusieurs personnes ont tagué le mur de la maison d’arrêt de La Pierre-Levée à Poitiers. À droite de l’entrée principale, on pouvait lire ceci : «Nous ne nous rendrons jamais car nous préférons mourir sous vos balles que de votre temps. Nique la police. 10 octobre.» Cette date fait référence aux émeutes du 10 octobre dernier où le centre-ville de Poitiers avait été saccagé par plusieurs personnes venues de l’extérieur du département et particulièrement bien organisées. Ces exactions avaient été commises en plein festival des Expressifs, ce qui avait jeté un émoi auprès du public venu massivement assister aux différentes animations.

Les services de la ville de Poitiers ont effacé dès jeudi matin le message des auteurs de ce texte qui, pour l’heure, n’ont pas été interpellés.

Source: http://juralibertaire.over-blog.com/article--nous-ne-nous-rendrons-jamais--41965458.html

Image : http://img19.imageshack.us/img19/3696/54933793.png

lundi 28 décembre 2009

Toucher au coeur - à propos des rackets sur les immigrés

"Les luttes autour de la question de l’immigration, qu’il s’agisse de celles de sans-papiers pour leur régularisation, de celles autour du logement dans les quartiers pauvres, contre les rafles dans les rues et les transports ou contre les centres de rétention ont vu ces dix dernières années la participation de nombreux compagnons dans différents pays. Elles conduisent souvent à une répétition d’impasses ou à une impuissance en terme d’interventions possibles.

S’il n’existe pas de recette, il nous semble pourtant indispensable de briser certains mécanismes militants qui nous ont trop souvent amenés à lutter sur des bases activistes sans perspectives ou bien au contraire à bouger à la remorque de groupes autoritaires, avec ou sans papiers.
Ces quelques réflexions se veulent simplement un bilan d’expériences de luttes et quelques pistes pour développer une projectualité subversive qui nous soit propre, autour des migrations et contre leur gestion."


http://acorpsperdu.wikidot.com/toucher-au-coeur-a-propos-des-rackets-sur-les-immigres

Athènes : explosion contre le siège des Assurances nationales

Un engin artisanal a explosé cette nuit contre le siège des Assurances nationales, dans le centre d'Athènes, causant des dommages au bâtiment et à quelques voitures garées mais ne faisant aucun blessé, selon les sources policières.

Quinze minutes auparavant, un coup de téléphone d'avertissement à un journal prévenait de l'imminence de la déflagration - selon la police - mais aucune revendication n'a été faite. La police a précisé que la bombe avait été placée près de l'entrée du siège de la société d'assurance, située près de l'hôtel Leda Marriott.
L'attentat est le dernier d'une série, tous attribués aux groupes anarchiques et de gauche, qui ont frappé la Grèce depuis décembre 2008, lorsqu'un garçon fut tué par la police.

Traduit de l'italien depuis Informa-Azione.

http://pagheretetutto.blogspot.com/2009/12/athenes-une-bombe-contre-le-siege-des.html

Evry : des vandales saccagent un groupe scolaire

Le groupe scolaire Nicolas Jacques Conté, à Evry (Val de Marne) a été la cible d'actes de vandalisme entre les lundis 22 et 28 décembre. De la peinture a été déversée sur de nombreux murs, sols et plafonds, du mobilier et du matériel scolaire ont été dégradés et des ordinateurs dérobés.

Les écoles maternelle et primaire, ainsi que le gymnase, ont été endommagés. «Beaucoup de tables et d'armoires ont été renversées, il y a des inscriptions de toute nature sur certains tableaux, et de la peinture a été renversée, mais il y a très peu de casse», a indiqué à l'AFP le député-maire d'Evry, Manuel Valls. «Nous allons porter plainte. L'école reste quelque chose de sacré, s'y attaquer est toujours un acte grave», a-t-il ajouté.
Le député-maire a précisé que l'établissement, situé non loin du centre commercial Evry 2, pourrait accueillir les élèves le 4 janvier, au retour des vacances scolaires.

Source: leparisien.fr

Grenoble: panneaux de pub défoncés pour Noël

Communiqué:

Les 25-26 décembre, en différents endroits de Grenoble, une douzaine de panneaux de pub (de la TAG, merci JC Decaux) ont été éclatés, en toute discrétion.

Ils l’ont été en hommage au Père Noël, ce brave mythe qui trime comme un malade, tous les ans au mois de décembre, pour assouvir les pulsions consommatrices d’une grande partie de la population (en particulier celle qui a des ronds à consacrer aux fameux cadeaux traditionnels de fin d’année). Hé oui, comme tou-te-s les prolos qui bossent la tête dans le guidon, le Père Noël est au service des riches. Les salarié-e-s sont exploité-e-s et la bougeoisie profite. Rien de bien nouveau sous le ciel gris de Grenoble. On s’en sort comme on peut.

Alors pour soulager (très partiellement, et disons-le, «symboliquement») les souffrances du Père Noël, cet exploité qui ne manque pas de zèle dans l’effort, nous nous sommes attaqué-e-s à la publicité. Car moins il y aura de publicité, moins il y aura de consommation compulsive et moins le Père Noël travaillera. Et si le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver.

Vous nous direz, même sans publicité, le capitalisme pourrait se maintenir car il n’y a pas besoin de publicité pour que le patronat et l’État exploitent la population. Certes, certes ! On le voit bien à Cuba, on l’a bien vu du temps de l’URSS, etc. N’empêche, sans la publicité, le capitalisme se sentirait bien emmerdé.

Après, c’est pas en pétant une douzaine de panneaux qu’on va en finir avec la pub. Certes, certes ! Nous n’avons jamais prétendu le contraire. N’empêche que ça reste une attaque concrète contre le monde du capitalisme, une attaque qui se place dans le prolongement de tant d’autres actions qui ont lieu de manière à la fois continue et irrégulière, diffuse et imprévisible, depuis des années : arrachage d’affiches publicitaires, détournements de pubs, saccages de pubs, destructions de panneaux de pubs, il y a plein de moyens de s’attaquer à la pub ! C’est la diversité des tactiques et des méthodes, dans la joie et la bonne humeur !

Ha, dernière chose : nous nous sommes attaqué-e-s à toutes sortes de pubs, sans disctinction, car nous pensons qu’il n’y pas de bonne publicité, comme il n’y a pas de bon capitalisme.

Allez, encore un effort pour mettre le Père Noël au chômage…

Finissons-en avec le salariat,avec l’exploitation, le travail et l’argent !
Vive la crise économique, vive la révolution sociale !

Vive le feu


Comme tout le monde

"Comme tout le monde, nous avons déjà du faire face à cette situation :
On est assis dans le bus sans faire trop attention, et tout d’un coup à l’arrêt suivant une meute de contrôleurs fait irruption. Ils exigent que chacun s’identifie et fasse voir son ticket. Toute personne qui ne peut ou ne veut pas suivre cette injonction se fera sortir du bus. Le reste des gens détournent les yeux, heureux de ne pas être confronté à ce problème. Ceux qui n’ont pas de papiers sont emmenés vers un camp de déportation par les chiens du service des affaires étrangères.

ET ON EN A MARRE.

Nous ne pouvons plus rester passifs pendant que des centaines de personnes sont détenues et déportées !

En ce moment même, l’Etat et quelques entreprises sont occupés à construire un nouveau camp pour sans-papiers à Steenokkerzeel, juste à côté d’un autre camp déjà existant, le 127bis. Ce nouveau centre est mis en place pour surveiller ceux qui ne se laissent pas faire et pour maintenir le silence pour de bon.

Solidarité avec ceux qui luttent pour la liberté !

Contre toutes les formes d’enfermement, de domination et de contrôle.

Pour la liberté.

traduit de indymedia oost-vlaanderen"


http://non-fides.fr/?+Nouvelle-breve+

Un braqueur tué à Nîmes

"Un homme a été abattu samedi soir par la police, lors d'un braquage avec prise d'otage d'un McDo à Nîmes. Le malfaiteur avait une arme factice mais les premiers éléments de l'enquête démontrent que les forces de l'ordre ont agi en situation de légitime défense."

"

Un homme a été abattu par un policier samedi soir à Nîmes, dans le Gard, après avoir braqué un McDonald's à l'aide d'une arme factice. La scène s'est déroulée dans le centre commercial "La Coupole", situé dans le centre-ville. Deux jeunes hommes, dont un cagoulé et armé d'un pistolet factice, ont pénétré vers 23h30 dans le restaurant fast-food, et se sont fait remettre la caisse.

Alertée, une patrouille de la Brigade anti-criminalité est arrivée sur les lieux. Le braqueur cagoulé a alors pointé sa fausse arme sur une femme pour protéger sa fuite et celle de son complice présumé. Une fusillade a éclaté et le preneur d'otage a été mortellement touché par le tir d'un policier. Agé de 22 ans, il était connu des autorités, tout comme son complice présumé. Ce dernier, interpellé, a été placé en garde à vue dimanche.

"Les premiers éléments de l'enquête donnent à penser qu'on est dans une situation de légitime défense pour autrui et pour le policier", a déclaré dimanche à la presse Robert Gelli, le procureur de Nîmes. L'arme était factice mais parfaitement imitée, a-t-il ajouté. Une enquête a été ouverte par le parquet et confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Montpellier et à l'Inspection générale de la Police nationale."


"Une fusillade a éclaté" entre la police et un homme armé d'un arme factice...

Source

dimanche 27 décembre 2009

Liberacion total

Liberacion total est un blog relatant les nouvelles de la guerre sociale en Amérique Latine principalement. Il met en avant la libération "humaine, animale et de la terre". Les communiqués qu'il relate sont régulièrement traduit par le blog Pagherete Tutto ("vous paierez tout").

Voici quelques nouvelles fraichement traduites :

Santiago du Chili: une boucherie crâmée en solidarité

Buenos Aires: attaque incendiaire contre la Banca Nación

Communiqué :

Nous informons que dans la nuit du 23 décembre nous avons incendié le distributeur automatique de la Banco Nación, rue Federico Lacroze, 2600. L'action a été réalisée grâce à deux bidons d'essence, du savon liquide et 4 camping-gaz; tout cela allumé avec un dispositif d'allumage artisanal mais efficace.

Avec ce geste complice, nous nous joignions aux diverses manifestations d'amour révolutionnaire avec nos frères en grève de la faim, et aussi montrer clairement que nous avons une mémoire et que nous n'oublions pas Freddy et Marcelo.

Nous embrassons par ces actes tous ceux qui prennent l'espace et le temps pour pouvoir apporter les destructions les plus énergiques et fraternelles.

UNE BRIGADE DE LA COLÈRE (Mauricio Morales)

Santiago du Chili: attaque explosive contre la banque Santander

Une machine explosive a éclaté dans une succursale de la banque Santander dans la nuit du 24 décembre à l'intersection de la rue Raulí et de l'Avenue du 10 juillet, à Santiago.
La détonation qui s'est produite vers minuit a détruit les baies vitrées et a causé des dommages dans le toit de la banque.
Peu de temps après des effectifs du Groupe d'Opérations Policières Spéciales (GOPE) sont arrivés sur place et ont commencé des expertises pour identifier le type d'explosif utilisé.


Buenos Aires: attaque incendiaire contre une camionette

Communiqué:

Dans le cadre de la Grève de la faim Internationale de prisonniers anarchistes (de 20 décembre 2009 à 1 janvier 2010) qui s'éveille à tous les compagnons tombés dans la lutte par la liberté, nous avons décidé de mettre à profit la coutume stupide des gens bourgeois et fascistes du quartier de Petit cheval de sortir pour sortir le samedi à l'aube pour parcourir orgueilleusement (avec automobile ou sans lui) les rues de la marchandise et de la consommation que tant ils(elles) défendent avec la police autorisée, pour attaquer une grande camionnette garée à une écurie du Parc Rivadavia qui montrait la vie luxueuse que portent les bourgeois de merde qui vivent dans ce quartier fasciste, et contribuer aussi à la lutte contre la destruction de la Terre, mais principalement laisser dans un espace(pause) que ce que nous avons fait est une déclaration de guerre sociale vers nos oppresseurs et tous ses complices des adeptes, obsecuentes des fidèles au système de gouvernement.

Por eso quemamos sus automóviles, porque ustedes consumidores son tan responsables como quienes los construyen y los venden, y no vamos a esperar a su concienciación, porque en la espera vamos a ver morir nuestros sueños de libertad. Ya han sido avisados todos, ya mucho se ha hablado, ya es demasiado tarde, las consecuencias ya están.

http://pagheretetutto.blogspot.com/2009/12/buenos-aires-attaque-incendiaire-contre.html

Lettre de Diego Rios depuis la clandestinité

"Que tous mes frères et sœurs de qui je m'éloigne aujourd'hui sachent que je les aime et que je sens ce qu'ils sont les seuls à pouvoir comprendre… Et que mes ennemis qui analysent ce texte, que ce soit pour me localiser ou écrire une réponse académique/idéologique éprouvent d'ici mon plus profond mépris pour la vie qu'ils ont choisie et qu'ils défendent. Axel Osorio, Cristian Cancino et tant d'autres… je vous envoie par ces lignes mes salutations les plus affectueuses et soyez certains que beaucoup dehors s'intéressent à votre vie et luttent au quotidien pour détruire ce qui aujourd'hui retient vos corps. Mais je crois que même la prison ne peut arrêter la lutte contre le pouvoir."

http://www.non-fides.fr/?Lettre-de-Diego-Rios-depuis-la

La rabbia esplode

samedi 26 décembre 2009

[Affiche] Il n'y a pas de paradis futur !

Il n'y a pas de paradis futur,

Il n'y a pas d'avenir,

Il n'y a que le présent.



http://nantes.indymedia.org/article/19152

Séville: molotovs contre le consulat du Chili

Jeudi 24 décembre au matin, nous avons lancé deux cocktails molotov contre le consulat du Chili à Séville.

Il y a quelques jours, les compagnons Freddy Fuentevilla et Marcelo Villaroel ont été extradés vers le Chili depuis la prison argentine de Neuquen, où ils été enfermés après une condamnation pour port d'arme de guerre; au Chili, ils font face à la répression de l'Etat et à l'emprisonnement pour leurs actions révolutionnaires et des expropriations.

Cette attaque s'inscrit dans le cadre de la semaine de lutte internationaliste appelée par Gabriel Pombo Da Silva depuis la prison d'Aachen (Allemagne), qui a commencé le 18 décembre à travers une grève de la faim suivie par quelques compagnons prisonniers dans différents Etats, à qui nous dédions l'action, pour leur libération.

Pendant que les citoyens, étrangers à cette réalité, se félicitent pour une nouvelle année de consommation débridée et de misère capitaliste, nous qui n'avons rien à célébrer mais beaucoup à détruire, saisissons l'occasion pour jeter deux cocktails molotov, l'un à l'intérieur de l'édifice et en faisant éclater l'autre contre la porte principale en bois, nous ignorons les dommages causés. Un message clair fut inscrit sur les murs à l'intention de l'Etat Chilien: LIBERTE POUR FREDDY ET MARCELO.

Avec cette action nous ne prétendons à rien d'autre qu'à la confrontation directe avec l'ennemi, en utilisant les moyens que nous avons à notre portée, et en continuant le chemin que beaucoup d'autres ont déjà emprunté. Comme Marcelo Villaroel l'a crié tandis que les bourreaux de l'état le conduisaient à l'extradition :

Tant qu'il y aura de la misère il y aura de la révolte.
La subversion peut dormir, mais ne disparaîtra jamais.

Pour Freddy, Marcelo, Pombo, Amadeu, Tamara et tous les autres qui continuent la lutte.

http://pagheretetutto.blogspot.com/2009/12/seville-molotovs-contre-le-consulat-du.html

Noël : plusieurs voitures incendiées à Besançon

Noël : plusieurs voitures incendiées à Planoise

Dans la nuit du 24 au 25 décembre, soir du réveillon de Noël, plusieurs voitures ont été incendiées à Besançon dans le quartier de Planoise.

Deux véhicules ont été incendiés dans le secteur d’Ile-de-France et un autre sur la place Jean-Moulin, aux Époisses.

En qui concerne cette dernière, le feu a été maitrisé très rapidement par les sapeurs-pompiers et les habitants du secteur, habitués à une telle situation, ont rapidement évacué leurs véhicules qui étaient garés à proximité évitant ainsi que le feu ne se propage à d’autres voitures.

La nuit dans le quartier de Planoise a été très mouvementée, une dizaine d’interventions de la police et des pompiers ont été nécessaires.

http://juralibertaire.over-blog.com/article-noel-plusieurs-voitures-incendiees-a-besan-on-41860843.html

Erreur numéro écrou Nadir Autmani (inculpé Vincennes)

Nadir Autmani, dernier inculpé de l’incendie de Vincennes interpellé, en prison depuis juin 2009, a fait une grève de la faim au mois de novembre. Son état de santé se dégradant, il a été transféré à l’hôpital de Fresnes puis, écroué dans cette même prison. Une semaine plus tard, il a à nouveau été incarcéré à Fleury-Mérogis. Un numéro d’écrou erroné nous a été communiqué.

Voici ses coordonnées rectifiées :

Nadir Autmani Écrou no 377079 Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis 7 avenue des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis

Il est important de lui écrire, car jusqu’à présent, les demandes de parloir n’ont pas abouti : deux demandes de permis de visite égarées par l’admnistration, refus systématique pour les personnes n’étant pas de la famille une fois l’instruction close... Depuis juin 2009, Nadir n’a donc eu aucune visite !

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=2811

"Permanence UMP visée à Nancy : un acte politique"

Les auteurs présumés des dégradations de la permanence UMP de Nancy ont reconnu les faits et revendiquent un geste politique.

Les deux individus, qui s’en sont pris à coups de barres à mine à la permanence départementale de l’UMP à Nancy, au 63 rue Saint-Georges, juste en face de la cathédrale, ont été identifiés et arrêtés. Ils ont reconnu les faits et revendiquent un geste politique.

Suite de l'article

"’il est scandaleux qu’une municipalité qui se revendique socialiste puisse expulser des gens en hiver pour laisser un bâtiment vide"

Ici le communiqué des habitants du Carré Curieux

Témoignage : Le calvaire de l'avocate séquestrée par deux fausses journalistes

"Tombée dans "un véritable traquenard", l'avocate Pascaline Saint-Arroman Petroff raconte avoir été enlevée par une mère et sa fille désireuses de s'en prendre à une "représentante de l'institution judiciaire et familiale" et décidées à "la faire crever doucettement". "Elles me disaient, c'est fini, on va te descendre, tu fais partie de l'institution judiciaire et familiale, d'une institution criminelle, il faut qu'on règle la question, que le politique prenne enfin conscience des choses avec un décès", a confié Me Saint-Arroman Petroff jointe par l'AFP."

Article intégral

Affiche trouvé sur quelques murs à montpellier

"Dans le contexte actuel local où 2 squat sont menacé d'expulsion, il est temps de trouver de nouvelles habitudes, il est temps de perturber l'esprit des fêtes de fin d'année....

Voici une affiche trouvé sur les murs autour de quelques tags ( "Ni dieux, ni père noel, ni petite souris c'est la guerre !"; "tout va bien, ne craignez rien", "feu à ce monde")

PDF Document AFFICHE"

http://nantes.indymedia.org/article/19150

Nouvelles de la guerre sociale

Beaucoup de nouveau sur Pagherete Tutto :

Santiago du Chili: arrestations et flics blessés après une manif anarchiste



Nouvelles d'en face: changements à la tête du renseignement


Bruxelles: solidarité avec les compagnons grecs


Gand - Bureaux du parti fasciste attaqués


Belgique: Slogans dans les villages autour d'une entreprise qui construit le nouveau centre fermé


Liège - Supermarché en flammes après une rafle


Niort : La vengeance du balayeur s’abat sur les triporteurs


Dordogne : un détenu s'enfuit de prison


Argentine: révolte et répression à Ingeniero White (Bahia Blanca)



Alcala (Espagne): attaque contre la maison du peuple du PSOE (Parti socialiste au pouvoir)

vendredi 25 décembre 2009

Tout Doit Partir N°6

"Le nouveau « Tout doit partir » est arrivé. Il est déjà disponible dans toutes les bonnes boucheries [SIC] (voir liste plus bas) "Tout doit Partir" c’est un journal qui reprend une partie l’agitation politique qui s’est déroulée durant les 3-4 mois précédents la parution de chaque numéro. Pour la partager, la faire exister, l’accompagner de réflexions, ouvrir des discussions, donner des idées, des envies,... Avec l’ambition de contribuer à la destruction de ce monde basé sur l’exploitation et la domination.

Dans ce numéro, vous trouverez : un gros dossier sur les luttes contre la construction du nouveau centre fermé et de ce qui va avec, quelques textes et tracts autour des prisons, des textes sur l’école et quelques nouvelles internationales et autres infos.

Vous pouvez trouver "Tout Doit partir" aux endroits suivants (le prix éventuel dépend du fonctionnement des lieux, mais ne doit jamais dépasser 1,5euros et pour Bruxelles, on vous conseille d’aller le chercher à Acrata car il y a pleins d’autres trucs à voir.)

BRUXELLES :
Bibliothèque anarchiste ACRATA 32-rue de la grande ile (les jeudis de 17h à 21h et le samedi de 14hà 18h proche de la bourse)
Tropismes - 11, Galerie des Princes - Bruxelles
La borgne Agasse- 30 rue Anoul - Ixelles
Café le dada - 34 rue de la violette, 1000 Bruxelles
café le Pantin - chaussée d’Ixelles, 355 (quartier Flagey)
café Le Verschueren - Parvis de Saint-Gilles, 11
DVDthèque Excellence - Boulevard Anspach 94 - 1000 Bruxelles

LIEGE
squat La Chauve-souris - rue Chauve-Souris, 62
Librairie Livre aux trésors - rue Sébastien Laruelle , 4
Librairie Entretemps, 21, rue Pierreuse

RESTE DE LA WALLONIE :
via le groupe anarchiste du Hainaut : groupe-anar@on6kb.net ou via le collectif anarchiste namurois : collectifanarchistenamur@gmail.com

et un peu partout en France.

SI VOUS VOULEZ UN EXEMPLAIRE ou distribuer "Tout doit partir" par chez vous (infothèque, concerts, bars, disquaires,...) n’hésitez pas à nous envoyer un petit mail à toutdoitpartir@boum.org.

on peut aussi télécharger ce numéro ici: http://www.non-fides.fr/?La-Fanzinotheque-anarchiste-et-ou


"

Vacances à vie !

"Les écoles sont les lieux où la rébellion est punie ou étiquetée comme une caractéristique de la puberté, niant ainsi que la rébellion est une conséquence de l’instinct humain de liberté. Un instinct qu’on s’efforce aussi vite que possible de contenir. Nous avons la permission d’émettre des critiques limitées sur la société mais pas d’en remettre l’existence en question. Les écoles sont les lieux par excellence où apprendre à être critique sans trop faire trembler les fondements."

http://non-fides.fr/?Vacances-a-vie

jeudi 24 décembre 2009

Nous portons...

« Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi. C’est nous qui avons construit les palais et les villes d’Espagne, d’Amérique et de partout. Nous, les travailleurs, nous pouvons bâtir des villes pour les remplacer. Et nous les construirons bien mieux ; aussi nous n’avons pas peur des ruines. Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’Histoire. Nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. »

Buenaventura Durruti.

Corps à corps avec l'Etat

Ce tract a été distribué devant des athénées et écoles et dans les métros à Anderlecht, Saint-Josse, Saint-Gilles et Forest en Belgique.

La rage se fait de plus en plus présente à travers le monde. Malgré le nombre de flics et de moyens de contrôles toujours plus efficaces, les coups donnés par le système ne sont plus reçus sans rien dire. Au contraire, là où le pouvoir voudrait nous voir baisser la tête et rentrer dans le rang d’une vie sans avenir, des attaques surgissent. Comme une volonté de retrouver un peu d’emprise sur nos vie.

Il y a un mois, des émeutes éclatent à Anderlecht. En effet, certaines personnes n’acceptent pas encore dans l’indifférence que des flics tabassent dans les prisons. Du coup, on descend dans la rue et on s’attaque à ce qui fait de nos vies un cauchemar. Une banque est pétée, un commissariat cramé et des flics se cachent. La solidarité paye.

En Grèce, depuis le 6 décembre, ce sont de milliers de gens qui sont descendus dans la rue pour y manifester leur ras-le-bol d’une vie d’exploité. La commémoration de l’assassinat d’Alexis par les flics un an auparavant a servi de détonateur à une critique générale du système.

L’année passée, l’ensemble de la société grecque avait déjà été touchée par des manifs, des attaques contre des commissariats, des pillages de magasins, des bloquages de rues, des attaques de banques, etc. Loin d’être isolés, ces gestes et ces intentions ont été partagés à travers le monde.

Depuis lors, la tension n’était jamais vraiment retombée. Comme c’était déjà le cas les années précédentes, différents symboles et institutions de l’Etat et du Capital ont été la cible de bon nombre de personnes désirant en finir avec tout type d’autorités. Et là, depuis deux semaines les braises se sont ravivées.

Face à cette lutte acharnée, l’Etat a développé différentes stratégies de répression. Utilisant ses flics, ses juges et la presse comme des instruments permettant de pacifier par la force les esprits rebelles qui se permettent encore d’imaginer une vie libre, dégagée de toute autorité.

Pour ne pas en rester là, attaquons-nous aussi, ici et maintenant, toutes les formes d’oppression.

Pour en finir avec ces vies de misère où les seuls rêves permis sont d’aller bosser 8 heures par jour pour gagner des miettes et s’en contenter, débarrassons-nous de toutes les personnes et de toutes les institutions qui maintiennent leur pouvoir en contrôlant nos vies.

Solidarité active avec les engeolés de la guerre sociale de Grèce et d’ailleurs !

http://non-fides.fr/IMG/pdf/corps___corps.pdf


mercredi 23 décembre 2009

Un ado arrache le doigt d'un policier

Un adolescent de 16 ans a mordu et arraché le doigt d'un policier, hier soir, à Versailles, révèle leparisien.fr. Il doit être déféré demain devant le parquet pour mineurs de Versailles.

Aux environs de 18 heures, hier une patrouille de la Compagnie départementale d'intervention des Yvelines a contrôlé des jeunes regroupés. L'un d'eux ne s'est pas laissé faire. Il s'est débattu et finit par mordre le doigt d'un gradé, lui arrachant une phalange.

L'adolescent a été placé en garde à vue. Le policier a été opéré pendant plus d'une heure hier soir dans une clinique spécialisée à Aubergenville. Selon leparisien.fr, les médecins sont réservés sur la réussite de la greffe du doigt.

Source

paris barbes goutte d'or ballade contre la machine à expulser et toutes les prisons

Nous saluons l'initiative de la mairie du 18 ème qui à l'occasion des fêtes de Noël a délaissé les décorations criardes pour des inscriptions au contenu chaleureux sur les banques (bnp boulevard barbes et la poste de la goutte d'or) et autres bâtiments comme "feu à toutes les prisons" "la poste balance les sans_papiers"; "la bnp balance les sans papiers aux keufs" "les flics sont des porcs" "guerre immobilière= guerre aux pauvres" sur les murs d'un marchand de biens; "flics porcs assassins" sur l'école en face du commissariat de la goutte d'or et une vingtaine d'autres.

A l'occasion de cette ballade nous avons collé les affiches "pour des cendres de rétention", "solidarité avec les inculpés de Vincennes", "beau comme un centre de rétention qui flambe" etc...
Nous avons crié les slogans "liberté pour tous avec ou sans papier"; "feu feu feu aux centres de rétention", "pierre par pierre nous détruirons toutes les prisons", "flics porcs assassins" slogans repris à de nombreuses reprises par les passants.
Des tracts comme "brûlons les frontières" "pourquoi nous sommes contre toutes les prisons" et "la grande loterie des camps" ont été distribué par milliers.

Après Belleville et Barbés parions que l'initiative sera reprise dans d'autres quartiers et d'autres villes!

Recension de vautours qui se font du fric avec la machine à expulser

Avant de vous assommer avec des listes fastidieuses de vautours trouvées dans le domaine public (presse, rapports d’ONG, Journal Officiel, tracts, rapport de la Cour des Comptes) et compilées par thème, nous avons décidé de vous engloutir de quelques dates historiques sur la banalité des camps, puis de brèves données juridiques et techniques sur le dispositif actuel.

Nous avons effectué cette petite recherche maintenant, parce qu’il nous semblait notamment important de reprendre le fil d’activités passées (campagne Bouygues en 2003 ou Ibis, pour celleux qui lisent comme nous les vieux papiers), tout en se donnant les possibilités de les dépasser à la fois dans l’espace –par la multiplicité des cibles–, et dans le temps –par leur côté permanent.

Si on veut un prétexte pour s’intéresser de près à la question, précisons simplement que se battre contre la « machine à expulser » peut offrir une perspective commune à beaucoup d’exploités et d’enragés : lutter contre un monde qu’on ne veut pas intégrer et qui nous offre une place toujours plus étroite (à travers des boulots de galériens, des logements pourris, une survie extralégale misérable et l’enfermement) entre le bâton et l’enclume.

Et puis, il y aussi une autre motivation, plus immédiate, pour utiliser cette liste : fin janvier 2010 se tiendra le procès des 10 inculpés de Vincennes, accusés d’avoir cramé le centre de rétention en juin 2008. Et c’est pas tous les jours que brûle entièrement une prison, camarades...

Reprenons l’initiative dès maintenant, et que chacunE ajoute son propre contenu aux actions qu’ille choisira d’entreprendre !

La suite dans le PDF

http://grenoble.indymedia.org/2009-11-20-Recension-de-vautours-qui-se-font


Rappelons la Semaine de Solidarité avec les inculpés de l'incendie du CRA de Vincennes du 16 au 24 janvier, ainsi que leur procès les 25, 26 et 27 janvier.

Ainsi que le tract "Brûlons les frontières"

Squatamontpellier

"Le mardi 22 décembre le D.A.L (droit au logement) et le « jeudi noir » négocient la réquisition des logements vide au parlement.

Pendant ce temps...

Aux alentours de 15H une dizaine de policier-e-s (et quelques agents EDF venus pour nous couper l'elec' ) sont venus troubler notre tranquillité.
Nous, une vingtaine de personnes occupants le 35, rue Ernest Michel (Ce bâtiment appartenait à la préfecture et il était inutilisé et muré depuis 1 ans.)

« on s'en fout on attends les ordres... » ( un flic.)

Nous avons clairement expliqué nos « droits » (une de leur lois stipule qu'ils ne ne peuvent pas expulser sans la venus d'un huissier suivis d'un procès en bonne et due forme) face à leur tentative d'expulsion immédiate donc illégale.
Mais les ordres sont simples: l'expulsion rapide des occupant-e-s en dehors de toutes procédures.

Des gens arrivent en soutient, la quinzaine d'habitant-e-s présents se réfugient sur le toit, leurs renforts arrivent aussi , en tout plus de trente flics (nationaux, bac, dcri (ex R.G)) déboulent et défoncent la porte puis entrent. Devant ça se bouscule, bout de trottoir contre périphérique de sécurité...

Après 3h de galère, d'outrages, de chansons et de slogans à la con sous la pluie les flics se replient, constatant qu'il ne pouvaient pas dégager les occupant-e-s du toit, ils ont été contraints de plier bagage.:

« J'men tape, c'est pas à moi qu'on a coupé le chauffage! » (un autre flic (frustré par l'échec))

Nous voulons habiter ce lieu.
Nous avons pour ce lieu divers projets : concert gratuit, labo photo, peinture, atelier mécanique, infokiosk etc...
Nous refusons de vivre isolé-e-s dans des cages à lapins.
Nous avons chois de vivre collectivement.
Et pour si peu nous sommes des « terroristes »...

On a besoin de soutient!

PS: pour l'instant pas de photos mais voilà le lien vers le 19/20 régional: http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c34b_1920

Les habitant-e-s de LA CREVE ( lacrevesalope@laposte.net)"

http://nantes.indymedia.org/article/19140

L'insurrection qui vient, construction identitaire et alternative existentielle

En pièce jointe, le texte "l'insurrection qui vient, construction identitaire et alternative existentielle", en version brochure.

Brochure

mardi 22 décembre 2009

Buenos Aires: un fourgon de luxe incendié

Mardi à l'aube un fourgon de luxe a été brûlé dans le quartier embourgeoisé de Villa del Parque à Buenos Aires. L'action a été réalisée grâce aux célèbres molotov, qui en un instant ont éclairé les sombres nuits de cette ville à l'air vicié et gouvernée par le flux abominable des autos et de ses conducteurs.

Le feu a non seulement incendié le véhicule, mais il a aussi avivé la pratique de la rébellion que tant de compagnons sont en train d'exercer dans toutes les parties du monde. Ceci est un appel à l'action qui a reçu sa réponse et nous espérons que les autres compagnons qui luttent jour après jour pour la libération et l'anarchie répondrons.

Pour la destruction de la civilisation et de tous ses amis.
Feu à tout ce qui nous rend esclaves.

Des anarchistes.

Traduit de l'espagnol depuis http://aiferricorti.entodaspartes.net/2009/12/22/bs-as-quemada-camioneta-de-lujo/

Barcelone : banque incendiée et agence immobilière défoncée en solidarité avec les révoltés grecs


(Le 21 décembre 2009)

Barcelone : action de solidarité avec les rebelles grecs

"La domination est partout, les insurgés aussi. On se revoit dans la rue.

La nuit du 15 au 16 décembre 2009, nous avons attaqué une agence immobilière au croisement des rues Toledo et Constituciò, dans le quartier de Sants (Barcelone), en solidarité avec les rebelles grecs."

**********

Barcelone : une banque incendiée en solidarité avec la révolte grecque

"En solidarité avec les compagnons grecs et leur révolte, une banque a été incendiée la nuit de samedi dans le quartier Poble Nou à Barcelone. Ainsi montrons-nous notre meilleure arme solidaire, l’action directe, avec les nombreux détenus, incarcérés et ceux qui passent en procès, en Grèce et partout.

Contre ce monde et ses chaînes."

Textes traduits de l’espagnol de Klinamen.org, repris des Brèves du désordre http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=2790.

Action contre bouygues promoteur du système carcéral

Ces derniers jours, à une semaine d’intervalle, la boutique Bouygues située Grand Rue a eu :


- sa devanture taguée "Bouygues construit des taules"
- sa vitrine brisée

rappelons que Bouygues (et d’autres [1]), par le biais de ses différentes filiales, participe à la construction de nombreuses prisons et centres de rétentions.

Courage à ceux et celles qui croupissent en taules.

[1]voir lien

Liens:: http://grenoble.indymedia.org/2009-11-20-Recension-de-v...-font

http://nantes.indymedia.org/article/19136

Piazza Fontana : révisionnismes d’Etat et révisionnistes du mouvement

Quarante ans se sont écoulés depuis le massacre de Piazza Fontana. Et cette année encore se sont tenus rituels hypocrites et autres commémorations : défilés de citoyens parsemés d’étendards municipaux et étouffés par des pléthores de représentants des institutions. Le massacre d’État commémoré, avec les larmes aux yeux, par l’État lui-même et par ses fidèles laquais.
Mais cette année, nous n’avons pas seulement eu droit aux commémorations, (ravivées par ailleurs par la lutte à Milan), mais également au révisionnisme. Début décembre les agences de presse répandent la nouvelle selon laquelle le Parquet de Milan se préparerait à ouvrir une nouvelle enquête sur l’explosion à la Banque de l’Agriculture en décembre 1969. En prenant appuis sur un livre écrit par un journaliste de l’Ansa, en l’occurrence Paolo Cucchiarelli, on serait en train de suivre une piste vraiment singulière : ce jour-là, deux bombes auraient en fait explosé, une posée par les fascistes (mortelle), et l’autre par des anarchistes (qui n’aurait blessé personne). Une histoire fantastique, capable au final de mettre sur un même plan les « extrémistes opposés » sur lesquels tant d’encre a été versé. Est-ce que vous imaginez Delfo Zorzi et Pietro Valpreda, l’immonde fasciste et l´anarchiste naïf, arriver chacun de son côté, avec son engin explosif ? Pourtant il y a des gens pour croire à ces conneries, ou du moins, pour leur prêter une certaine crédibilité.

Des ordures d’État, se dira-t-on, sur lesquels cracher sans perdre trop de temps. C’est vrai. Mais malheureusement l’État n’est pas l’unique producteur de ce genre de pourriture. Radiocane a également pensé rappeler ce lointain 12 décembre en accueillant à son micro Oreste Scalzone, qui s’est laissé aller à un long verbiage présenté par lui-même comme « une réflexion, dirons-nous… "difficile" et exposée avec la conscience qui, au-delà du scandale, peut engendrer perplexité et souffrance "parmi" nous. » Laissons pourtant de côté cette sulfureuse annonce auto-promotionnelle. Étant donné le personnage, nous ne trouvons pas ses mots vraiment scandaleux, ils ne nous laissent ni perplexes ni ne nous font souffrir outre mesure. Ils nous dégoûtent simplement par la mauvaise foi si vulgaire qui les anime.

Il suffit de l’écouter pour comprendre que l´objet de ses « réflexions » sont, plus que les anarchistes, les militants de Lotta Continua. L´ex-leader de Potere Operaio a peut-être quelques vieilles rancœurs avec ses anciens rivaux, et il en profite pour attaquer à tout va leurs "balivernes" sur cette période. Il va de soi que les règlements de comptes posthumes entre cogneurs de factions politiques concurrentes nous laissent proprement indifférents. Pour nous ce serait un plaisir de laisser les morts enterrer leurs morts. Mais ce faisant le zombie Scalzone a eu l’idée malsaine de s’en prendre aux anarchistes, à l’histoire du mouvement anarchiste et au sens même de l´anarchisme (alors qu’il démontre qu’il n’en possède pas une connaissance dépassant les vers de quelques chansonnettes). Et sur cela, qu’il nous soit permis de dire notre façon de penser.

http://nantes.indymedia.org/article/19127

Traduit de Guerra Sociale

Incendie à Paris : un architecte a eu chaud

Dans la nuit du 16 au 17 décembre 2009, deux foyers d'incendie ont été allumés contre le cabinet d'architectes Alain Derbesse, rue Decrès dans le 14ème arrondissement de Paris. Malheureusement les dégâts ont sans doute été trop limités.
Dans le hall de l'entrée, un grand tag précisait : "Concepteurs de prisons assassins !".

Dans un monde où il existe toujours plus de taules, où les possibilités d'atterrir dedans se multiplient, la prison est au passage une gigantesque machine à fric. De nombreux chacals se disputent le marché de l'enfermement.Au delà des constructeurs directs (Bouygues, Eiffage, Vinci...) et leurs sous-traitants ; il y a aussi les entreprises gestionnaires du quotidien (maintenance, alimentation, exploitation des prisonniers), et ... les cabinets d'architectes qui conçoivent les cages où d'autres crèveront à petit feu. Leur boulot est de répondre à un cahier des charges de l'Etat : empêcher les évasions, protéger les matons, isoler davantage les prisonniers,... pour une pacification maximale.Ils intègrent aussi un semblant d'amélioration du "confort" (douche en cellule, frigo,...), et l'accès à quelques "services" supplémentaires (plus de chaînes TV, plus de cantines, consoles de jeu,...), afin de multiplier les chantages individuels et désamorcer les critiques droit-de-l'hommistes.Les architectes font plus que répondre à la commande, ils reprennent à leur compte les objectifs de l'administration pénitentiaire tout en se sentant investis d'une mission supérieure.

Bernard Hemery, du Groupe Synthèse Architecture, associé au cabinet Alain Derbesse dans la conception du Centre de Détention de Vivonne, déclarait dans une fiche de présentation qu'on retrouve sur le site de l'APIJ :"Notre souci principal a été de donner une lisibilité très grande à l’espace carcéral pour une sûreté « naturelle ».""On a donc beaucoup travaillé les notions de « covisibilité » des postes protégés, en proposant une écriture moderne de l’espace panoptique, pour que les surveillants aient une vision complète, ce quiest aussi la condition d’une détention apaisée. Le détenu aussi a besoin d’être en sécurité. Être toujours dans un espace ouvert et contrôlé est rassurant.""Un établissement pénitentiaire n’est jamais bien accueilli par le voisinage, [...]. La qualité du béton est essentielle, le matériau va vieillir et se patiner pour mieux s’intégrer au paysage."

Le cabinet Alain Derbesse semble très satisfait de sa collaboration avec l'Etat puisqu'il a conçu pour lui en plus du Centre de Détention de Vivonne, celui du Havre, la Maison d'Arrêt du Mans, un Hôtel de Police, ainsi que la rénovation d'un Tribunal de Grande Instance. Espérons que ces crapules rencontreront d'autres inimitiés chaleureuses pour leurs nombreux services rendus à la Nation !

A bas toutes les taules !
Liberté pour toutes et tous !

Source: https://nantes.indymedia.org/article/19133

lundi 21 décembre 2009

L'Office de l'immigration à Paris vandalisé

Le siège parisien de l’Office Français de lImmigration et de lIntégration (OFII) a été lobjet dactes de vandalisme dans la nuit de dimanche à lundi, annonce le ministère de lImmigration.

Un grand nombre de portes et de vitres du bâtiment, situé dans le XVe arrondissement, ont été brisées et linscription «Feu aux CRA (Centres de rétention administrative-NDLR), Non aux expulsions» a été relevée par les enquêteurs, précise-t-il dans un communiqué.

Dénonçant des actes «lâches et stupides», le ministre de l
Immigration, Éric Besson, a demandé au directeur de lOFII de porter plainte et a souhaité une «enquête poussée».

«S
attaquer ainsi aux fonctionnaires chargés dassurer laccueil et lintégration des étrangers en France, cest porter atteinte à lun des fondements de notre pacte républicain», sindigne-t-il dans un communiqué.

Pour Éric Besson, ces actes «apportent une preuve concrète que ceux qui s
opposent à la maîtrise des flux migratoires sont les adversaires de limmigration légale et de lintégration des immigrés en France».

Ces dégradations ont été commises après l
expulsion controversée de neuf clandestins afghans vers Kaboul et une contestation croissante du débat public sur lidentité nationale organisé par le gouvernement.

Une pétition lancée par SOS-Racisme et signée par 140 personnalités, dont trois anciens Premiers ministres, appelle lundi Nicolas Sarkozy à arrêter d
urgence ce débat, marqué par des dérapages xénophobes.

Reuters, 21 décembre 2009.

Barcelone : Deux banques attaquées en solidarité

Dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 décembre, nous avons bouté le feu à deux banques du quartier Guinardó à Barcelone, deux petites actions en solidarité.

Tout d'abord, nous voulons adresser cette action à Tamara, compagnonne de Madrid arrêtée la semaine dernière et soupçonnée d'avoir envoyé un colli piégé au directeur de l'administration pénitentiaire, responsable entre autre de la situation du compagnon Amadeu Casellas.

Indépendamment du fait qu'elle soit ou non l'auteure de ce colli, nous avons conscience que cette arrestation est avant tout une tentative d'étoufffer la vague de solidarité vis-à-vis d'Amadeu. Fait confirmé par diverses déclarations de la police catalane, qui s'inquiète des dangereuses relations qui se tissent actuellement autour de la grève de la faim du compagnon.
C'est effectivement dans ce sens que nous dirigeons notre action.

En second lieu, nous voulons manifester notre solidarité aux compagnons séquestrés par l'Etat Chilien. De même que nos ennemis ne connaissent pas de frontières (pour preuve la collaboration entre les polices italienne et chilienne), nous n'en connaissons pas non plus, prolétaires internationalistes.

Vous n'êtes pas seuls !
Là où il y a lutte, il y a répression,
Là où il y a répression, il y a solidarité.

Traduit de l'italien depuis http://www.informa-azione.info/barcellona_attaccate_due_banche_in_solidarieta_a_tamara_ed_i_prigionieri_cileni

Chili, Concepcion : Attaque contre la centrale thermoélectrique Colbun

Un engin explosif de fabrication artisanale a éclaté à l'aube à l'extérieur de la centrale thermoélectrique de Colbún, à Concepción, près de la Route nationale 160. L'explosion est arrivée vers minuit et a touché une salle de sûreté qui contenait un compteur d'eau, à environ 200 mètres de l'entrée de la centrale. L'explosion aurait détruit une soupape qui règle le passage de l'eau. Les gardiens de l'entreprise ont entendu l'explosion et ont appelé les Carabineros qui sont accourus sur la place avec les démineurs du Gope. Les agents de police ont confirmé la présence d'un engin explosif, en ajoutant qu'il y avait sur place des traces de poussière noire et qu'un détonateur aurait été utilisé, pourvu d'une mèche à combustion lente.

http://aiferricorti.entodaspartes.net/2009/12/20/concepcion-atentado-explosivo-contra-termoelectrica-colbun/

Tarnac : un long plan-média permanent depuis le début

"(Le 20 décembre 2009)

En ce moment, Benjamin Rosoux (celui de l’interview à Libé) et Mathieu Burnel (celui qui a posé en photo avec sa gamine pour Paris -Normandie) font à nouveau le tour des médias.

Pas la peine de détailler ici ce qu’on en pense."


http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=2785

Remember...

Action directe contre les expulsions et la répression à Turin

"Près de 1500 personnes ont participé à la manifestation contre les expulsions et la répression dont sont victimes les squats de Turin (et d’autres villes italiennes) samedi 19 décembre, dans un froid de canard et devant un imposant dispositif policier (près de 800 carabiniers, Digos, etc. qui ont quadrillé tout le (long) parcours de la manifestation).

Des manifestants(es) déterminés et qui ont donné de la voix contre la municipalité de Turin dont le sinistre Chiamparino qui voudrait expulser tous les squats de la ville.

Une manifestation où des caméras de surveillance ont été endommagées, ainsi que des parcomètres, un tram mis hors service, des vitrines brisées (agence de travail temporaire, magasins…) et de nombreux tags tracés tout au long du parcours.

La manifestation s’est terminée sans incidents (malgré quelques tensions avec la police) devant le légendaire «Fenix» — un des premiers squats de Turin (1980), symbole de la lutte et de la dynamique des squats dans la ville."

http://juralibertaire.over-blog.com/

SNCF Blues / De la grève des cheminots en France, 1986

On peut dire que les derniers événements en France ont surpris tout le monde, nos ennemis comme nous-mêmes. Après les multiples défaites du mouvement social, ces dix dernières années, l’avenir s’annonçait plutôt sombre pour un bout de temps. Jamais, depuis l’épopée algérienne des pères fondateurs de la Ve République, la domination de la bourgeoisie française n’avait semblé aussi solide et aussi absolue. Jamais elle n’avait autant fait sa propre apologie et affirmé son mépris et sa haine des prolétaires. Et la grande majorité des fossoyeurs de ce monde paraissait totalement écrasée, résignée, voire bien mûre pour se comporter suivant les nouvelles normes du darwinisme social à la Bernard Tapie. Toute volonté de révolte semblait détruite, refoulée par le matraquage idéologique, et le matraquage tout court, des gardiens de l’ordre social.
Mais entre la représentation avantageuse que se fait ce monde de lui-même et la réalité de ses contradictions sociales, il existe une notable différence. Ce qui, dans la conscience dominante, passait pour fatal, pour acquis, a été remis en cause. Il a suffi que les plus résolus des jeunes, et moins jeunes, prolétaires expriment collectivement leur esprit d’insoumission pour que toute cette belle mécanique, si soigneusement mise au point par les managers de l’Etat, se révèle beaucoup plus fragile et difficile à contrôler qu’on pouvait le penser. La plate contestation de l’université par les étudiants, ces gens qui désespèrent de devenir cadres, a ouvert une brèche que de plus radicaux, tels que les Lascars des LEP, ont tenté d’utiliser pour eux. Avec les échauffourées du Quartier latin, la situation commençait ouvertement à échapper des mains débiles des rénovateurs du ghetto universitaire. Après quelques jours de calme précaire, la crise sociale rebondissait avec l’entrée en grève des prolétaires de la SNCF.
Pourtant, malgré la grande détermination de ces grévistes, elle s’est terminée sur une défaite. Au moment où ces prolétaires étaient en train de créer quelque chose de neuf, de se transformer, eux et les situations dont ils héritaient, la plupart d’entre eux ont fait craintivement appel à l’esprit du passé  : celui de l’ancien mouvement ouvrier. Cette puissante grève s’est effondrée plus sous le poids de ses contradictions que sous les coups de l’Etat. C’est un paradoxe du mouvement prolétarien contemporain dans nos pays démocratiques  : les prolétaires n’ont trop souvent de pires ennemis qu’eux-mêmes. L’objet de ce texte est d’en faire la démonstration.

http://non-fides.fr/?SNCF-Blues

Une distribution de tract tourne à la rébellion en Belgique

"Il faisait gris ce jeudi matin et chacun tentait de filer entre les gouttes sur le marché de Molenbeek. Imprévu au scénario, un groupe de personnes avait installé une table sur laquelle ils diffusaient des tracts et des affiches invitant à s’opposer à la construction d’une nouvelle prison pour sans-papiers à 15 kilomètres de Bruxelles.

Entre le marchand de chaussettes qui râlait et la balance de service qui avait appelé les flics, les quelques individus ont été sommés de s’identifier.
Après une bousculade et l’appel au renfort, six des compagnons ont été arrêtés, trois d’entre eux sont encore au commissariat et passeront devant le juge d’instruction vendredi matin pour « outrage et rébellion » et participation à une soi-disant « manifestation sauvage ».

Ce qui choque ce n’est pas la brutalité des arrestations, mais la banalité des faits. Tous les jours à Molenbeek comme ailleurs la police arrête et enferme des indésirables dans des centres fermés et des prisons pour défendre les intérêts des riches et des puissants.

Leurs contrôles et leurs barreaux ne font que renforcer notre détermination."

http://non-fides.fr/?Une-distribution-de-tract-tourne-a

samedi 19 décembre 2009

Berlin : un compagnon arrêté

Le 26 novembre 2009 à Berlin, des personnes manifestent contre l’expulsion du 183 Brunnenstrasse, survenue deux jours plus tôt. Un manifestant, Mauro, est arrêté et accusé d’avoir lancé une bouteille sur les flics.
Nous ne voulons pas perdre de temps à énoncer tous les faits permettant de nier cette accusation. Nous nous moquons bien de savoir si telle ou telle personne est coupable ou innocente. Ce qui importe, c’est qu’une quarantaine de personnes se soient opposés ce jour-là à l’expulsion.Le compagnon est à présent en détention préventive à la prison de Moabit. Entre autres choses, Mauro n’habite pas principalement en Allemagne. Pour cela, les juges disent qu’il risque de fuir à l’étranger, ce qui leur donne un bon prétexte pour l’incarcérer.Ne laissons pas cette attaque sans riposte.On peut écrire à Mauro, en anglais et en italien :Mauro Salzano c / o JVA Moabit Alt-Moabit 12a 10559 Berlin DeutschlandMatricule : 3155/09/3
Liens:: http://www.abc-berlin.net/

vendredi 18 décembre 2009

appel à l'offensive et à la solidarité, notamment du 20 décembre au 1 janvier

"Appel à la solidarité et à l'offensive de Gabriel Pombo Da Silva à l'occasion d'une grève de la faim de plusieurs prisonniers anarchistes, du 20 décembre 2009 au 1 janvier 2010, (Gabriel en Allemagne, Marco Camenisch en Suisse, Juan Carlos Rico, Francisco Maya Rodriguez, Honorio y Alberto en Espagne, Diego en Argentine, Sergio, Mike, Evelin, Luca y Pasquale en Italie et peut être d'autres encore ....)"

http://nantes.indymedia.org/article/19104

Mexique: attaque explosive contre un vendeur de motos et attaques incendiaires contre des véhicules

A l'aube du mardi 15 décembre, vers 5 heures du matin. Une cellule du front de libération de la terre. Encore une fois, armés de toute notre haine anti- anthropocentriste, nous avons placé un dispositif explosif contre un magasin de motos Harley Davidson, ce qui a éclaté les vitres du dit établissement. En plus de cela, à l'aide de quelques cocktails molotov nous avons réduit en cendres 9 automobiles de luxe des marques Ford, Crysler et un camion de marchandises qui se trouvait entre elle. Tout cela s'est passé au sud de la ville, dans la délégation Tlalpan.

Nous réalisons cette action par refus total du sommet en cours à Copenhague, étant donné que les "leaders" qui sont présents au dit sommet sont soucieux de leur propre pouvoir, et veulent changer le capitalisme pour le rendre plus malléable, en faire un capitalisme "vert", avec lequel ils continueront d'exploiter la terre pour faire du pognon. S'ils se souciaient quelque peu du réchauffement climatique, ils commenceraient par détruire les usines et les saloperies que sont les voitures.
De plus aujourd'hui le Mexique présenterait ses propositions pour "combattre le changement climatique"...

Nous ne resterons pas passifs en observant comment ils détruisent la planète, nous attaquerons jusqu'à observer les flammes de l'insurrection au-dessus des cendres du capitalisme. Ni ses opérations "anti-anarchistes", ni ses enquêtes et policiers dans chaque coin de rue ne pourront nous arrêter.

Que les flammes insurrectionnelles ne s'éteignent pas !

Frente de Liberación de la Tierra – Célula Contra la Dominación Salvaje-

Pas d'armistice pour le 11 novembre

"À moins de reprendre à son compte les catégories du pouvoir, qui seul qualifie ce qui est «terroriste» ou ne l’est pas. À moins d’entériner la différence entre des prisonniers «politiques» et des «sociaux». À moins d’oublier volontairement, comme l’indique ne serait-ce que le nom de la plupart des comités de soutien («aux neuf de Tarnac»), que d’autres sont tombés avant et que d’autres suivront peut-être. À moins d’être prêt à sacrifier au nom de l’«innocence» des uns (même si le «faisceau d’éléments concordants» et l’«intime conviction» du juge restent des concepts judiciaires fréquemment utilisés, que cela nous plaise ou non) tous les «coupables» qui trinquent au quotidien."

http://juralibertaire.over-blog.com/article-27498599.html

USA: Jeff Luers libéré

Ce matin (16/12/2009) à Portland (Oregon) Jeff est sorti de prison en homme libre. Plus d'informations sont disponibles ici :

http://www.freejeffluers.org/assets/pdfs/JeffReleased.pdf

Il n'y a vraiment pas d'autres choses à dire, nous allons fêter ça ! Rejoignez-nous !
Vous avez aidé à rendre cette libération possible, vous avez aidé Jeff à tenir pendant les moments les plus difficiles dans sa vie. Et maintenant, il peut commencer une nouvelle vie et voir finalement le lever et le coucher du soleil, serrer des mains et partir dans la forêt, et tout ce qui lui semblera bon de faire.
Merci à tous ceux qui ne l'ont pas laissé tomber. Nous ferons sortir plus d'infos de Jeff, mais nous avons voulu le partager avec vous dès que possible.

Des amis de Jeff Luers.

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Rappel des faits:

En juin 2001 Jeffrey Luers, 23 ans, a été condamné à 22 ans et 8 mois en prison pour l'incendie volontaire de trois Véhicules Utilitaires Sportifs (4 x 4) à Eugene, Oregon. Dans la volonté d'attirer l'attention sur le réchauffement climatique, Jeff et son coaccusé, Craig Marshall, mettent le feu à trois 4 x 4 chez un concessionnaire de voiture d'Eugene, causant des dégats mineurs. Leur but avoué était de s'attaquer à ces saloperies de voitures, responsables entre autre de la dégradation de l'environnement. L'incendie a causé 40,000 $ de dégâts. Suite au procès, Jeff a été envoyé à la Columbia River Correctional Institution.

Source: http://www.anarchistnews.org/?q=node/10293

Banderoles contre la machine à expulser accrochées à Paris


"En écho aux sabotages récents de distributeurs de billets plusieurs banderoles ont été suspendues dans différents quartiers de Paris au matin du 9 décembre 2009."

http://nantes.indymedia.org/article/19101

jeudi 17 décembre 2009

NOSTRA PATRIA E’ IL MONDO INTERO

O profughi d’Italia alla ventura
si va senza rimpianti nè paura.

Nostra patria è il mondo intero
nostra legge è la libertà
ed un pensiero
ed un pensiero…
nostra patria è il mondo intero
nostra legge è la libertà
ed un pensiero
ribelle in cor ci sta.

Dei miseri le turbe sollevando
fummo d’ogni nazione messi al bando.

Nostra patria è il mondo intero […]

Dovunque uno sfruttato si ribelli
noi troveremo schiere di fratelli.

Nostra patria è il mondo intero […]

Raminghi per le terre e per i mari
per un’Idea lasciamo i nostri cari.

Nostra patria è il mondo intero […]

Passiam di plebi varie tra i dolori
de la nazione umana precursori.

Nostra patria è il mondo intero […]

Ma torneranno Italia i tuoi proscritti
ad agitar la face dei diritti.

Nostra patria è il mondo intero […]

Traduction ici : http://gimenologues.org/spip.php?article166

Chanson là : http://audio.plusloin.org/plusloin/Stornelli-d_esilio.mp3

Buenos Aires: attaque contre un centre de retraite de la police fédérale

17 décembre 2009

Nous avons attaqué le centre de retraite de la police fédérale, située dans les rues Callao, entre Viamonte et Tucumán. De cette façon nous exprimons notre colère suite à l'extradition récente des compagnons Marcelo Villarroel et Freddy Fuentvilla vers les cachots de l'Etat chilien. Nous voulons que les bourreaux sachent qu'ils ne réussiront pas à couper les liens de solidarité et d'affection que nous entretenons avec tous les rebelles chiliens, et que ce qu'ils viennent de faire a va ouvrir une boite de Pandore, et augmenter notre rage vengeresse.
Nous l'avons dit auparavant et nous le répétons: NOUS DÉVERSERONS NOTRE COLÈRE SUR VOUS.
Nous envoyons une accolade solidaire aux rebelles du monde entier et nous appelons à étendre la tempête sociale.

Pas une agression sans réponse !!!
La lutte seule nous rendra libres !!!

Cellules révolutionnaires
Brigade Severino Di Giovanni.

Jeudi dernier, un engin de chantier de la marque Eiffage (constructeur de taules) a été incendié.

Indy Nantes, 17 décembre :

"Jeudi dernier, un engin de chantier de la marque Eiffage (constructeur de taules) a été incendié. On peut encore voir sa carcasse calcinée sur le chantier du tramway au niveau de la porte Saint Mandé à Paris.
En solidarité avec les prisonniers en lutte d’ici et d’ailleurs et avec les inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes."

http://nantes.indymedia.org/article/19095

Mesdames, messieurs, je vous rappelle que ce train est en direction de ...

"On parle souvent de la bagnole avec raison comme saloperie, on parle du TGV, mais le métro (et le RER), on en fait très peu une question politique. Or, il semble bien que ce dispositif allie abrutissement physique & psychique, création de conflits entre exploités, surveillance généralisée, matraquage publicitaire, consommation d'énergie nucléaire. Et qu'évidemment, comme tous les dispositifs d'aliénation, il n'est pas réformable et qu'il n'y a pas à réclamer plus de métros sur les fourches mal desservies mais à subvertir ce qui fait que le métro est et comme cela : le salariat, la marchandise, la monnaie, l'industrie, le contrôle, la police, tout, tout..."

http://nantes.indymedia.org/article/19085

Espagne: arrestation d'une compagnonne de la Cruz Negra Anarquista, accusée d'envoi de coli piégé

uropa Press - 15.12.09

La police nationale et la Guardia Civil ont arrêté, à Getafe, une personne du collectif "Croix Noire anarchiste" local, qu'elles accusent d'avoir envoyé, en octobre, un coli piégé à la Direction générale des Recours et du Régime Pénitentiaire de la Generalitat.

Des sources policières ont confirmé que la personne arrêtée est T.H.H., 25 ans, qu'on soupcçonne d'avoir envoyé le 7 octobre un engin explosif de faible capacité au numéro 332 de la rue Aragó; bombe qui fut neutralisée par les artificiers Tedax des Mossos d'Esquadra.

Les Tedax avaient du faire exploser l'engin suspect de manière contrôlée, après avoir vérifié qu'il contenait une petite quantité d'explosif et après avoir fait évacuer le bâtiment. Ils n'y a pas eu de blessés.

Ce n'est pas la première fois que des groupes anarchistes s'en prennent aux bureaux du Conselleria. Le 15 décembre 2005, une déflagration d'un engin incendiaire se produit près du siège du Centre d'Initiatives pour la Réinsertion(Cire), qui dépend du Conselleria de Justicia. Dans cette occasion 3 personnes liées aux milieux anarchistes furent arrêtées. En outre, le 22 octobre 2004 quelques inconnus ont lancé des molotov contre le siège du Conselleria de Justicia.

Source Informa-Azione

Pour voir le communiqué de la Cruz Negra Anarquista Iberica:

En italien: http://www.informa-azione.info/spagna_anarchica_arrestata_per_un_pacco_bomba

En espagnol: http://www.nodo50.org/federacioniberica_cna/mostrar.php?id=1a80617099c922500a78572c770f7fb4

Gorizia (Italie)- une bombe contre le centre de rétention de Gradisca

15/12/2009
Hier dans la soirée un paquet explosif a été déposé dans les bureaux du Centro di identificazione ed espulsione (CIE, équivalent des CRA, Ndlr), à Gradisca d'Isonzo, dans la province de Gorizia. Le paquet - à ce qu'on en sait pour l'instant - a été consigné par le directeur du centre qui, intrigué par l'objet, a réussi à s'en débarrasser avant l'explosion. La déflagration n'a pas causé de blessé. Les forces de l'ordre se sont chargées des enquêtes et participent aujourd'hui - de ce que nous en savons- à une réunion convoquée par le Préfet de Gorizia. Pendant la rencontre programmée les enquêteurs et les flics examineront le fait et ils évalueront la situation en termes de sûreté publique.

Source Informa-Azione.

Kalashnikov - Dreams for super defeated heroes

mercredi 16 décembre 2009

Journaflics et médias : Les raisons d’une inimitié

"Les médias sont partie intégrante de la domination. Tout comme cette dernière, ils font participer, ils excluent, ils récupèrent et ils répriment en même temps. Ils font participer. Tout le monde doit croire que la seule réalité est celle que journaux et télévisions façonnent tous les jours, la réalité de l’Etat et de l’économie. Les médias sont un instrument indispensable pour imposer le consensus. Ils sont la version moderne du mythe, c’est-à-dire la représentation qui unit exploités et exploiteurs. Les médias socialisent les gens.

Ils excluent. Les pensées et les actions hostiles à cette société ne doivent pas apparaître. Il faut les taire, les falsifier ou les rendre incompréhensibles. Les taire quand leur existence est elle-même une attaque contre l’ordre établi. Les falsifier quand ce qu’on ne peut pas taire doit être opportunément reconstruit. Les rendre incompréhensibles quand il est nécessaire d’accorder à la révolte quelques vérités partielles afin que s’en échappe le sens global. Les médias soustraient à tous les sans-pouvoir tout moyen d’expression autonome. L’unilatéralité de l’information est le contraire de la communication entre individus.

Ils récupèrent. Ils invitent à dialoguer avec les institutions, ils créent des porte-parole, ils intègrent toutes les idées et les pratiques subversives, une fois rendues inoffensives, en les séparant de leur contexte, en les faisant consommer sans les vivre, en les étouffant avec l’ennui du déjà-vu.

Ils répriment. Ils collaborent avec la police en dénonçant et calomniant, ils lui préparent le terrain avec des alarmismes opportuns, ils en justifient publiquement l’œuvre. Parfois, ils répriment en donnant raison —ce que quelqu’un appelait “répression laudative”—, c’est-à-dire en présentant comme subversif ce qui ne l’est point, lointain ce qui est au coin de la rue, terminé ce qui vient juste de commencer."

http://cettesemaine.free.fr/cs96.pdf - A partir de la page 28.

UN MOUVEMENT QUI OUBLIE ? Le retour d’Anja Hermans

"SI L’ON PARLE DE SÉCURITÉ et de confiance à l’intérieur d’un mouvement qui n’oublie pas ses ennemis, alors nous pensons que tout commence avec le partage d’affinités. Cela veut dire, le partage d’idées qui sont fondamentales pour nous. La meilleure garantie contre les infiltrés où les balances est de se connaître les uns les autres et d’avoir beaucoup de discussion à propos des idées pour lesquelles nous nous battons."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=1952

Texte paru en mars 2008 dans Tout doit Partir.